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Archiprêtre Léonide Grilikhès
 
Homélie sur la parabole du Semeur
Luc 8, 5-15

 
Aujourd’hui nous avons lu la parabole évangélique qui est généralement considérée comme la toute première parabole du Sauveur. Le semeur sortit pour semer sa semence. Et un peu plus bas, le Seigneur explique Lui-même que la semence, c’est la Parole de Dieu.
 
C’est, bien sûr, la parole de la prédication du Sauveur. Mais pas seulement. Lorsque l’apôtre Paul écrit [2Cor 12,2-4] qu’il a été emporté jusqu’au troisième ciel où il a entendu des paroles ineffables, c’est aussi la Parole de Dieu, mais il est très difficile de commenter cette Parole : c’est le mystère de la Visitation divine. Et tous les moments de grâce où le souffle de Dieu touche nos cœurs, c’est aussi la semence : la Parole. Le Seigneur veut semer en nous Sa grâce. Il veut qu’elle prenne racine en nous, qu’elle pousse et qu’elle porte du fruit.
 
Mais cela ne réussit pas toujours. Non que le Semeur sème chichement ou que la semence ne convienne pas. Mais parce que toute terre n’est pas en état de recevoir la semence. Parfois cette terre a été piétinée et elle est dure. Parfois elle est couverte de ronces, c’est-à-dire de mauvaises herbes. Parfois cette semence tombe sur le roc : sous une fine couche d’humus fertile se cache la pierre, et la semence, même si elle pousse vite, faute d’une racine solide, va sécher sous le soleil ardent.
 
Mais le Seigneur veut que nous portions du fruit au centuple. Il veut que nous soyons parmi ceux qui accueillent la Parole et la gardent dans un cœur bon et pur, et qui portent du fruit dans la persévérance. Cette phrase par laquelle le Seigneur termine Sa parabole, nous permet d’entendre quelles qualités doit avoir la personne pour se rendre semblable à la terre fertile. La « terre fertile » se définit par trois mots : la bonté, la pureté et la persévérance.
 
Il faut être bon, c’est-à-dire sensible, attentif aux besoins d’autrui, ne pas être une terre dure et damée. Il faut s’efforcer d’être pur, c’est-à-dire constamment éradiquer de soi les épines des passions. Et il faut avoir de la persévérance, c’est-à-dire une racine forte. 
 
La persévérance est synonyme de courage et de constance. Mais c’est le Seigneur Lui-même qui en parle le mieux. Que celui qui a mis la main à la charrue ne regarde pas en arrière. Et effectivement, pour préparer la terre à recevoir la semence, il faut prendre la charrue. Il faut que la charrue fende la terre, qu’elle la mette à nu. Il faut que la lame de la charrue trace des sillons dans la terre, la retourne. Il faut que, couche après couche, tout l’espace du champ soit retourné. Alors seulement on peut espérer que les semences pousseront et donneront une récolte.
Autrement dit, pour accueillir la Parole de Dieu et se fortifier dans cette Parole, il faut de l’abnégation, il faut être prêt aux changements les plus décisifs. Et le Seigneur nous appelle à manifester de la fermeté sur ce chemin, parce que celui qui met la main à la charrue et puis regarde en arrière n’est pas digne du Royaume de Dieu. Le Seigneur nous appelle à gagner nos âmes dans la persévérance. Celui qui aura enduré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé, dit le Seigneur.
 

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