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Dimanche des Saints Ancêtres du Seigneur

Homélie du 30e dimanche après la Pentecôte

Comme toujours, deux semaines avant la Nativité, nous faisons mémoire des saints ancêtres, c’est-à-dire de tous les justes de l’Ancien Testament qui ont vécu dans le monde avant le Christ. Dans la Bible « le monde » est désigné par le mot olam, que l’on peut traduire par « éternité ». Le monde, dans la Bible, c’est toute la longueur du temps entre la création et le dernier jour. Le monde, c’est l’histoire. Et l’événement central de ce monde est la Nativité du Seigneur Jésus-Christ, de laquelle nous nous approchons ces jours-ci. Toute l’histoire du monde est divisée par la Nativité en deux époques :« Avant » et « Après » : avant la Nativité du Christ et après.

Il nous est échu de vivre dans l’après. Nous comptons les années à partir de la Nativité. La Nativité marque la fin de chaque année et le début de la suivante. Chaque premier jour du cycle hebdomadaire est consacré à la Résurrection du Sauveur. Nos fêtes annuelles nous ramènent aux événements évangéliques qui se sont passés il y a deux mille ans, mais nous vivons dans la présence de ces histoires, nous pouvons mettre notre vie en rapport avec elles, et plus encore, par la prière, nous pouvons être liturgiquement en contact avec elles.

Nous vivons dans un monde où il y a l’Évangile. Nous avons eu la chance (et c’est peut-être notre plus grand bonheur, même si, bien sûr, nous y pensons rarement) de naître dans un monde où existe le Livre dans lequel nous pouvons lire : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6), « Je suis venu pour que vous ayez la vie, et que vous l’ayez en abondance » (Jn 10,10) « si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jn 10,8), « Ma doctrine n’est pas de Moi, mais du Père qui M’a envoyé » (Jn 7,16), « Qui M’a vu a vu le Père » (Jn 14,9), Nous avons le Livre dans lequel nous est racontée toute la plénitude de la révélation sur Dieu : tout ce que Dieu voulait nous dire, nous révéler sur Lui, est écrit dans l’Évangile.

Mais cela, ceux qui ont vécu avant la Nativité ne l’ont pas eu. Imaginons-nous pour une seconde le monde sans l’Évangile. Que reste-t-il ? Il reste les attentes, les espoirs, la quête continuelle, les questions, mais il manque le dernier mot. Il n’y a pas ces mots sur lesquels peut se reposer l’esprit de l’homme, les paroles de la vérité ultime. De tous les ancêtres de l’Ancien Testament, seul le vieillard Siméon a vécu jusqu’à la Nativité, il a tenu l’Enfant Christ dans ses bras, et a pu dire à Dieu : « maintenant, laisse aller en paix Ton serviteur, car j’ai vu de mes propres yeux Ta vérité salvatrice. »

C’est pourquoi, quand nous lisons l’Ancien Testament, et en particulier les psaumes ou les Prophètes, nous remarquons fréquemment cette énorme tension spirituelle, cette tension colossale avec laquelle les justes de l’Ancien Testament cherchent Dieu et scrutent l’avenir. Le psalmiste ne cesse de crier, d’appeler, de hurler vers le Seigneur et Le supplie de lui répondre. Il dit que toute la nuit il tend vers Lui les mains, et son âme ne trouve pas le repos : « Je me souviens de Dieu et je gémis, je médite et le souffle me manque. Tu as retenu les paupières de mes yeux, je suis troublé et je ne puis parler » (Ps 76, 4-6).

Ou le juste Job le grand souffrant auquel est consacrée notre église : il regarde l’édifice du monde et il est frappé par la grandeur du Créateur qui a « suspendu la terre sans appui », qui enferme les eaux dans Ses nuages », qui « par Sa force agite la mer, et qui par Sa raison contient son audace », et il dit : « mais de tout cela nous n’en saisissons qu’un faible écho » (cf. Job 26, 7-14).

Combien de choses nous ont été révélées et combien peu à eux. Mais l’étonnant, c’est avec quelle détermination ils tiennent fort le peu qui leur a été donné. Combien fermement ils conservent leur foi, surmontant tous les malheurs et les privations. Et si dans peu de choses ils trouvaient pour eux un point d’appui et un soutien, si tellement peu de choses les inspirait à aller sans relâche devant la face de Dieu et Le servir avec un zèle inépuisable, alors quelle doit être notre foi et notre fidélité à Dieu aujourd’hui, en des temps sanctifiés par la Bonne Nouvelle chrétienne qui y a été proclamée. Amen!

Les 5 dernières nouvelles

Noël 2018 - le 05/01/2018 @ 17:36

Cliquer sur l'image pour l'agrandir. petite2.png

Fête de Noël des Enfants - le 25/12/2017 @ 12:09

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La fête de Noël des Enfants aura lieu
le 13 janvier à 14h00
à La Ferme Rose, avenue Defré, 44
Tous les enfants sont cordialement invités.
Au programme figurent un conte de fées russe, le père Noël et un buffet sucré.
En ce qui concerne le buffet, prière de contacter Nastya au 0473305727.

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"Inauguration du monument" -- photos - le 18/12/2017 @ 20:42

Les photos de l Inauguration du Monument sont actuellement disponibles dans la "Galerie Photos"
Cliquer ici


Livres - le 18/12/2017 @ 08:41

Deux beaux ouvrages récents (en langue russe) consacrés, l'un à notre église, l'autre à Saint Jean de Shanghai, sont actuellement disponibles au local de vente des bougies.

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Inauguration du monument - le 17/12/2017 @ 07:22

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Ce samedi 16 décembre, M.Dimitri de Heering, Président de l’asbl « Paroisse orthodoxe russe de Saint Job », a prononcé un discours à l’occasion de l’inauguration du monument érigé en mémoire des victimes du régime soviétique.

Nous en reproduisons la teneur ci-dessous et vous invitons à visionner les photos prises à cette occasion et qui seront très prochainement mises en ligne (dans "Galerie photos").

"Eminences, Excellences, Mesdames et Messieurs, chers amis,

Il y aura bientôt nonante ans, un groupe d’émigrés russes réfugiés en Belgique conçut le projet d’élever une Eglise-Mémorial à la mémoire du tsar Nicolas II et de sa famille, des membres du clergé orthodoxe et de tous les Russes qui périrent durant la Révolution et la Guerre civile. Cette église s’élève ici, sous nos yeux.

L’histoire nous enseigne que le nombre des victimes du pouvoir soviétique ne cessa de croître à l’issue de ces événements tragiques : chacun, homme ou femme, enfant ou vieillard, clerc ou laïc, put faire l’objet de persécutions, de répressions, de déportations, quelle que soit sa religion, sa langue, sa nationalité. Personne n’avait la certitude d’échapper à la Terreur qui s’abattit sur le pays.

Dans son poème « Requiem », la grande poétesse russe Anna Akhmatova, se faisant l’interprète des femmes qui, comme elle, attendent devant les grilles de la prison de Léningrad, clame qu’elle « se souviendra toujours et partout …  des cris sortant de la bouche d’un peuple de cent millions d’âmes ».

Qui serions-nous si, ici, dans le Royaume de Belgique qui a accueilli des milliers d’émigrés fuyant la Russie soviétique, nous oubliions ces victimes et négligions de nous  souvenir de tous ceux dont les restes sont dispersés dans ce grand pays que nous aimons et qui fut celui de nos ancêtres ?

Loin de toute considération politique, nous ne pouvions que faire entendre le glas.  Loin de toute controverse idéologique, nous nous souvenons.

Le monument que nous inaugurons aujourd’hui est l’œuvre d’Alexander Drutskoy Sokolinsky. Une femme assise qui tend ses bras vides exprime la perte de ce qui lui est le plus cher. Elle évoque le désespoir de la Russie devant la disparition de ses enfants, donnant corps à notre propre peine.

Il nous a paru que, mieux que toute autre inscription, les paroles, terribles,  de l’introduction du poème d’Anna Akhmatova, méritaient d’être gravées sur ce monument.


Звезды смерти стояли над нами,
И безвинная корчилась Русь
Под кровавыми сапогами
И под шинами черных марусь 

Sur nous les étoiles de la mort
Et, partout, la Russie innocente,
Se tordait sous les bottes sanglantes
Et les pneus épais des fourgons noirs.
 
Je prie la Comtesse Apraxine, dont le père et le beau-père prirent l’initiative de construire l’Eglise-Mémorial, de dévoiler le monument.
 
Recueillons-nous maintenant et observons une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes.
 
A présent vous êtes invités à lever un verre à l’amitié qui, j’aime à le croire, nous unit ici aujourd’hui."



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Alexander Drutskoy Sokolinsky

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