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La Guérison du Paralytique
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Archiprêtre Léonide Grilikhès
Homélie du quatrième Dimanche de Pâques. La Guérison du Paralytique.

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui nous avons lu le récit de la guérison du paralytique. Souvent, après avoir opéré une guérison, le Seigneur congédie la personne en lui disant : « Va, ta foi t’a sauvé ! ». Ces mots, Il les adresse à Bartimée, l’aveugle qui a retrouvé la vue, à Jéricho. Ces mots, la femme souffrant d’un flux de sang depuis 12 ans les a entendus. Le Seigneur a loué la foi de la Syro-Phénicienne dont il a guéri la fille. Il S’émerveille de la foi du centurion romain qui refuse que le Seigneur vienne chez lui et dit qu’il suffit d’une parole pour que son serviteur soit guéri. Et le Seigneur répond : « Va, qu’il t’advienne selon ta foi ! » Et partout nous voyons que le miracle de la guérison, c’est le triomphe de la foi à laquelle fait écho la puissance de Dieu qui vainc toute maladie.
 
Mais la péricope évangélique d’aujourd’hui se termine de manière toute différente. Au lieu de l’affirmation solennelle de la foi, on y entend une tonalité inquiétante : le Seigneur dit au paralytique qu’Il a guéri : « Te voilà guéri, ne pèche plus, désormais, de peur qu’il ne t’arrive pire encore. »
 
Cet homme a demeuré trente-huit ans dans sa maladie. Tout ce temps-là il est resté assis près de la piscine [un réservoir d’eau] de Béthesda (qui veut dire « la maison de la miséricorde ») en attendant la grâce de Dieu. Car de temps en temps, l’Ange du Seigneur descendait sur les eaux de la piscine, et le premier à s’y plonger après l’agitation de l’eau se trouvait guéri.
 
Le Seigneur n’était pas encore né sur terre, que le paralytique souffrait déjà de sa maladie depuis cinq ans au moins. Tout au long de ces 38 années dans la Maison de miséricorde, à attendre un miracle de Dieu, n’avait-il pas été digne que le Seigneur loue sa foi ?  Le Seigneur a loué le centurion. Et la Syro-Phénicienne, l’aveugle-né et l’hémorroïsse, et même la pécheresse qui lui lavait les pieds, il les a loués pour leur foi. Or l’homme qui avait souffert si longtemps sans perdre la foi entend : « Ne pèche plus… »
 
C’est bizarre. On est dans la contradiction. Essayons de scruter plus en détail encore une fois tous les détails de la narration. Le paralysé est couché sous l’un des portiques du réservoir d’eau. Le Seigneur, en le voyant et apprenant qu’il est là depuis longtemps lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Et le malade Lui répond : « Oui, Seigneur, mais je n’ai pas d’homme qui me plonge dans la piscine. »
 
Il attend un miracle de Dieu et continue d’espérer en un homme. En 38 ans il n’a pas compris ce qu’a compris le centurion romain ; pour le Seigneur, une seule parole suffit ; il n’a pas compris que l’Esprit de Dieu souffle où Il veut. Ni que la gloire de Dieu emplit le ciel et la terre. Il se tient devant le Seigneur, mais il attend de l’aide de la part d’un homme, de l’eau, de l’Ange qui la fait bouillonner.
 
Cet homme n'est-il pas semblable à nous? À notre baptême, nous nous sommes engagés sur le chemin de la croissance spirituelle, du dialogue avec Dieu qui s’accomplit dans le mystère de l’esprit de l’homme, entre nous et Dieu Qui est Esprit. Mais nous avons plus confiance en des témoignages visibles, tangibles, que nous recherchons, de la présence de Dieu, oubliant que l’Esprit de Dieu ne se laisse pas lier et que les adorateurs véritables, comme dit le Seigneur à la Samaritaine, adorent Dieu en esprit et en vérité.

Date de création : 12/05/2015 @ 10:19
Dernière modification : 12/05/2015 @ 10:19
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