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La Guérison de la Femme hémorroïsse
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Archiprêtre Léonide Grilikhès

La Guérison de la Femme hémorroïsse (Lc 8, 41-56)
23e dimanche après la Pentecôte

À chaque liturgie on lit une histoire tirée de l’Évangile, c’est-à-dire l’histoire de la vie sur terre du Christ Jésus. Mais cette histoire se découvre devant nous de manière inhabituelle : par le dialogue du Sauveur avec différentes personnes. Toute l’histoire évangélique est une suite ininterrompue de rencontres qui, généralement, changent la vie de la personne. On vient écouter Son enseignement, Lui demander Son aide, la guérison…

Mais il y a dans l’Évangile quelques récits étonnants à propos de rencontres qui auraient semblé totalement improbables. La semaine dernière, nous avons lu l’histoire du démoniaque gérasénien. Cet homme possédé par un esprit mauvais semait l’effroi et les habitants de la Décapole, pour se protéger, l’avaient enfermé dans une grotte en un lieu désert et attaché avec des chaînes. Comment un tel homme aurait-il pu rencontrer le Christ ? Mais le Seigneur Lui-même, parcourt un long chemin pour venir vers lui.

Dans l’Ancien Testament [Lv 13], il s’établit une règle de quarantaine particulièrement stricte. Tous les malades lépreux ou affectés d’autres maladies contagieuses de la peau étaient soumis à un isolement strict : il leur était défendu d’entrer dans les villes et les villages, de fréquenter les lieux publics, et dès qu’ils apercevaient quelqu’un sur la route, ils devaient, déjà de loin, signaler le danger en criant fort : Je suis impur ! [Lv 13,45] Les gens les mettaient à l’écart, mais le Seigneur a pu s’approcher d’eux aussi dans Sa miséricorde, comme on le voit dans le récit où Il guérit dix lépreux.

La péricope d’aujourd’hui parle, elle aussi, d’une telle rencontre « impossible ». Le livre du Lévitique [Lv 15], comporte des décisions spécifiques sur l’impureté féminine. La femme, pendant ses règles, était considérée comme impure, et cette impureté souillait tous ceux qu’elle toucherait, tout siège où elle se serait assise, le lit dans lequel elle se serait couchée etc. Et c’est d’une telle « intouchable » que nous parle l’Évangile d’aujourd’hui. Elle a souffert pendant douze ans d’un flux de sang, elle a dépensé tout son argent en médecins en pure perte et se décide à transgresser la loi : elle s’infiltre dans la foule et tente de toucher le Sauveur sans être remarquée. Et le Seigneur ne l’accuse pas avec colère : bien au contraire, Il loue sa foi et lui donne la guérison.

D’une part, il y a le désir naturel de l’homme de s’écarter des gens contagieux, impurs, sauvages, qui sèment l’effroi et suscitent l’inquiétude des gens face au danger, et de l’autre l’amour de Dieu qui compatit aux souffrances de tous les malheureux. L’homme voit les défauts corporels et se détourne avec dégoût, mais le Seigneur voit l’élan de l’âme et se hâte de porter secours à tous les laissés pour compte.

Dans le livre du prophète Isaïe [Is 55,8], on peut lire ces paroles : le Seigneur dit : « Mes pensées ne sont pas vos pensées et Mes chemins ne sont pas vos chemins ». Et effectivement, nous voyons que le Seigneur emprunte de tout autres chemins qu’il est très difficile à l’homme d’emprunter. Mais le Seigneur nous invite à Le suivre. Il veut que nous allions par Ses chemins et que sur ces chemins, nous nous rapprochions de la compassion, de la miséricorde et de l’amour de Dieu.

Date de création : 24/11/2014 @ 11:53
Dernière modification : 24/11/2014 @ 11:53
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