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Homélie du Grand et Saint Samedi
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Prêtre Vassili

Homélie du Grand et Saint Samedi

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
La Résurrection du Christ est le plus grand événement de l’histoire humaine depuis la création et la chute de l’Homme … jusqu’à la fin des temps ! Tout est changé parce que la mort n’est plus immuable : elle a été vaincue par le Christ, dans Sa nature humaine unie à Sa divinité. Adam et Eve, nos premiers père et mère, sont relevés de leur condamnation et réintègrent le Paradis, le Royaume de Dieu.

Pour scruter cet événement unique, appuyons-nous sur le  récit de Pâques de ce Samedi Saint (Mt 28, 1-20).
L’Evangile insiste d’abord sur le fait qu'il se produit « après le sabbat », le « premier jour de la semaine » et « dès l’aube ». Pendant le grand sabbat du Samedi Saint, l’âme humaine du Seigneur Jésus unie à Sa divinité est descendue dans les enfers pour libérer Adam et Eve et tous nos premiers pères. L’Homme n’ayant pas été capable d’aller jusqu’à Dieu et de s’unir à Lui le Septième jour, Dieu est descendu jusqu’à l’Homme dans sa déchéance, c’est-à-dire en compagnie des  démons, en enfer. 
Le lendemain, dimanche, était le premier jour de la semaine juive. Mais ce jour devient « premier » parce qu’il ouvre l’ère du salut, premier jour du renouveau de l’humanité et de toute la création. Il fait écho au premier jour de la Genèse où tout commence. Aujourd’hui tout recommence.

L’événement se passe « à l’aube» parce que c’est le début du renouveau, parce qu’on sort de la nuit du péché, parce que le Christ est l’ « Orient », le soleil levant; c’est le début du salut qui ne finira jamais. Les ténèbres sont vaincues pour toujours.
Le Christ ressuscite aux premiers instants du « 3ème jour », parce qu’Il a hâte d’accomplir le salut de l’Homme et du monde; Il ne tarde pas.

Les trois admirables Myrrhophores se pressent au tombeau avec courage, par amour pur, puisqu’elles vont visiter un mort. Le grand problème est la pierre qui ferme le tombeau et qui est très lourde. Cette grosse pierre ronde a une importance théologique et une signification symbolique très grande. Elle fermait le tombeau hermétiquement et elle avait été « scellée », parce que les prêtres craignaient que les Apôtres ne vinssent prendre le corps pendant la nuit et ne disent au peuple que Jésus était ressuscité.             
Et non seulement il y a cette énorme pierre, mais il y a en plus une escouade de soldats chargés de garder le sépulcre. Ce Mort est bien gardé !

Le tombeau scellé représente la mort et le désespoir absolus : il est noir, contient la mort, sent mauvais et on ne peut pas en sortir. Il est sans issue...une image terrestre de l’enfer éternel. C’est ce à quoi nous a conduit inéluctablement notre désobéissance. Cette pierre qui pèse une tonne représente le désespoir, qui est le fruit de l’absence de repentir.

Dans le récit de St Matthieu, il y a un point capital au plan théologique : c’est l’ « Ange du Seigneur » qui roule la pierre. Ainsi l’ange, en ouvrant le tombeau devant témoins (les trois Myrrhophores et les soldats), révèle que le tombeau est vide. La résurrection vient juste de se passer, puisqu’on est aux premières lueurs du 3ème jour et que le Christ avait annoncé qu’Il ressusciterait « le 3ème jour ».
Le Christ est donc bien ressuscité et Il est sorti vivant du tombeau avec Son corps de gloire, Son corps transfiguré, qui est libre et donc non soumis à la matière.

Cet ange, est probablement le Saint Archange Gabriel, l’annonciateur de la miséricorde divine présent lors de tous les grands événements du salut. Il est en vêtement « blanc comme la neige », « son aspect est comme l’éclair » : les anges sont  porteurs des énergies divines incréées et nous les transmettent.
L’ange s’assied sur la pierre  pour bien montrer qu’elle est vaincue et que la porte du Ciel est rouverte et il révèle aux Myrrhophores le message de Dieu, ce que le Saint- Esprit lui a ordonné de dire. Il annonce aux Femmes la résurrection du Christ et transmet les ordres du Christ aux Apôtres (se rendre sur une montagne de Galilée « où Il vous précède »).

Il faut remarquer que l’ange de la résurrection n’est pas apparu aux Apôtres (de même que le Seigneur, qui ne les visitera que le soir de Pâques), parce qu’ils ne s’étaient pas montrés dignes de leur Maître; ils L’avaient abandonné et se barricadaient dans le Cénacle.
Il est d’ailleurs bien étrange, et triste, qu’aucun d’entre eux ne soit allé au sépulcre le 3ème jour après la mort du Christ, car l’enseignement du Seigneur avait été précis (« le 3ème jour, Il ressuscitera »).

Enfin il nous faut dire un mot des soldats et du Sanhédrin. Les soldats ont été témoins de la résurrection.
S’ils n’ont pas vu le Christ sortir du tombeau - bien évidemment, car il s’agit d’un secret divin- ils ont vu l’ange rouler la pierre et le tombeau vide. Or les soldats sont des gens solides, aguerris, qui ne se laissent pas impressionner facilement et ne croient pas aux ragots des femmes. Leur témoignage a donc un poids exceptionnel, quasiment juridique. Les soldats, catastrophés, vont raconter les événements aux grands prêtres qui rassemblent le Sanhédrin. Les chefs de la religion juive, les disciples de Moïse, ne veulent rien savoir. Il leur est donné un témoignage irréfutable que le rabbi de Nazareth, qu’ils ont fait tuer par les Romains, est ressuscité des morts, et donc qu’Il est bien le Messie. Mais ils disent  « non » et soudoient les soldats. Ils refusent sciemment la vérité.

L’homme demeure libre en toutes circonstances parce que sa liberté est à l’image de celle de Dieu. Le Christ avait demandé à Son Père le pardon pour les soldats parce qu’ « ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient » (les soldats en effet ne savaient pas qu’ils crucifiaient le Fils de Dieu, le Messie; ils faisaient leur travail).
Mais lorsqu’Il fut attaqué vivement par les scribes, les Pharisiens et les prêtres, Il leur a prédit la mort éternelle (« vous mourrez dans votre péché », Jn 8/21).

Notre responsabilité est grande face à la vérité. Lorsque Dieu s’est révélé à nous, on ne peut plus dire : je ne savais pas. A partir de la Résurrection du Christ, tout est redevenu possible. Mais rien n’est imposé.
Avec les Saintes femmes Myrrhophores, crions à l’univers entier : Christ est Ressuscité !

AMEN !

Date de création : 28/04/2014 @ 14:47
Dernière modification : 28/04/2014 @ 14:47
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