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DIMANCHE DU PHARISIEN ET DU PUBLICAIN
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Archiprêtre Léonide Grilikhès
 
HOMELIE POUR LE DIMANCHE DU PHARISIEN ET DU PUBLICAIN
 
Chers frères et sœurs,
A partir d’aujourd’hui, nous commençons à nous préparer au Grand carême et pour la première fois [cette année], nous ouvrons le livre liturgique du Triode de Carême
 
En lisant l’Evangile, nous voyons que le Seigneur revêt souvent ses enseignements d’une forme paradoxale. Il dit que les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers, que celui qui veut être le maître, qu’il se fasse le serviteur de tous, etc.
 
L’Eglise dans laquelle vit l’Esprit du Christ, par le langage de sa liturgie, par le langage de son ordo, nous dit une chose étrange aujourd’hui : nous faisons le premier pas à la rencontre du Grand carême, mais au lieu d’accentuer le carême, au contraire, l’abstinence est supprimée même le mercredi et le vendredi, et c’est une semaine où on peut manger de la viande, du poisson, des œufs, des laitages.
 
Dans la lecture que nous entendons aujourd’hui, celui dont il est fait l’éloge n’est pas le sévère zélateur de la loi et l’observateur le plus sourcilleux de toutes les prescriptions et des jeûnes, mais un pécheur éloigné de la piété.
 
Le Seigneur raconte une parabole : deux hommes sont allés prier au temple, l’un était pharisien et l’autre publicain. L’un s’approche de l’autel d’un pas assuré, et l’autre reste debout dans le parvis. L’un regarde de haut ceux qui l’entourent, et l’autre n’ose même pas lever les yeux. L’un dit : « Je te remercie, Seigneur, de ce que je ne suis pas comme les autres » ; et l’autre se frappe la poitrine en disant : « Seigneur, aie pitié de moi pécheur ».
 
« Je Te rends grâces, Seigneur », ce sont des mots qui se rencontrent à maintes reprises dans le Psautier. Mais pour quoi David rend-il grâces au Seigneur ? Pour sa miséricorde, pour Sa promptitude à le secourir, parce que le Seigneur est prêt à pardonner encore et toujours, toutes les transgressions, et à manifester Son amour. Pourrions-nous imaginer le Psalmiste rendant grâces à Dieu parce qu’il n’est pas comme les autres, rapaces, injustes et adultères ? Au contraire, il avoue que son péché est sans cesse devant lui. Pourrions-nous imaginer que David, comme le pharisien, expose ses infimes vertus : les carêmes, la dîme de ses revenus payée au temple ? Au contraire, il sait bien que Dieu n’agrée pas les victimes immolées, mais que seul le cœur brisé et contrit, Dieu ne le méprise pas.
 
Or donc le pharisien, bien qu’il commence sa prière par les paroles du psaume, n’en est pas moins possédé par l’autosatisfaction et le mépris des autres ; il s’est éloigné de la parole de Dieu, et de la foi vivante, et du Dieu vivant.
 
Tandis que le publicain, qui n’était pas expert dans les Ecritures, qui exerçait une profession méprisée par tous—il collectait l’impôt parmi son peuple au profit de l’occupant romain— voyant le gouffre de son péché, étouffant loin de Dieu, offre son repentir et prononce de tout son cœur ces paroles : « Dieu, sois miséricordieux envers moi, pécheur », qui ressemblent par leur tonalité à « Aie pitié de moi, ô Dieu, dans Ta grande miséricorde ! »
 
Et le Seigneur, justifiant plus le publicain, conclut la parabole en disant : « Celui qui s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé ».

Date de création : 17/02/2014 @ 10:36
Dernière modification : 17/02/2014 @ 10:36
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