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Dimanche des Saints Ancêtres du Seigneur
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Dimanche des Saints Ancêtres du Seigneur
Homélie du 27e dimanche après la Pentecôte
 
Deux dimanches avant la Nativité, l’Eglise fait mémoire des saints ancêtres, c’est-à-dire de tous les justes de l’Ancien Testament qui ont vécu bien avant la naissance du Christ. Dieu se révélait un peu à eux, et ils vivaient dans l’espoir que viendrait le jour où Dieu serait plus proche, où Dieu « habiterait parmi les hommes », où « Il parlerait face à face avec eux », où « Il répandrait Son esprit sur toute chair » ; ils espéraient que sinon eux, au moins leurs descendants pourraient voir ce jour et pour cela ils conservaient leur fidélité à Dieu.

Et chacun d’entre eux est devenu l’exemple d’une vertu.

Noé fut le seul juste dans sa génération. Comme il est difficile d’être différent, de n’être pas comme les autres ; comme il est compliqué de s’opposer à la terre entière. Mais Noé put tout seul défendre ses valeurs, et entouré de pécheurs, marcher dans la pureté et irréprochable devant Dieu.

Abraham manifesta l’image de la fidélité à la volonté de Dieu. En s’y conformant, il laisse là sa maison, ses proches, et il va dans un pays dont il ne sait rien ; il mène une vie d’errance. Se soumettant à la volonté Divine, il est prêt à sacrifier son fils Isaac.

Isaac aussi fait preuve d’esprit de sacrifice : il est prêt à renoncer totalement à lui-même.

L’ancêtre Jacob vit de longues années en pays étranger, mais ni la richesse qu’il y a acquise, ni les multiples soucis d’une grande famille n’ont pu affaiblir en lui le souvenir de la patrie promise vers laquelle il tend en dépit de tous les dangers.

Job le grand souffrant, à qui est consacré notre église, c’est un exemple de patience : privé de tout, malade, couvert d’ulcères, il continue à bénir le Seigneur.

David, inspiré par l’Esprit de Dieu, a chanté les psaumes, que depuis trois mille ans déjà, tous les croyants répètent en se tournant vers le Seigneur.

Et encore toute la galerie des justes de l’Ancien Testament : ceux qui contemplent les mystères, les prophètes, les rois, les prêtres, les hommes et les femmes qui ont œuvré à la gloire de Dieu. De siècle en siècle, tous tendent leur regard vers le Christ. Et, comme dit le Christ en s’adressant à Ses apôtres (et à travers eux, à nous aussi), tous ont rêvé de voir ce que vous voyez et ils ne l’ont pas vu ; tous ont rêvé d’entendre ce que vous entendez et ils ne l’ont pas entendu.

Avec la venue du Christ, toute la plénitude de la révélation divine est contenue dans l’Evangile. Tout ce que le Seigneur voulait révéler aux hommes, Il l’a révélé. Tout ce que le Seigneur voulait dire aux hommes, Il l’a dit. Nous vivons dans des jours de grâce où la lumière de l’enseignement évangélique est révélée au monde.
Or, chose étonnante : les justes de l’Ancien Testament marchaient comme à tâtons, dans les ténèbres, ils ne voyaient que partiellement le mystère de la future révélation. Mais leurs pas étaient fermes, ils conservaient une foi inébranlable, le courage et la patience. Pour nous qui marchons dans la lumière, pour nous, tout a son nom, tout est marqué et expliqué par les générations de saints Pères, et pourtant nous trébuchons constamment, nous dévions tantôt à gauche, tantôt à droite, nous sommes pusillanimes et à la moindre épreuve, nous perdons facilement notre foi. Les justes de l’Ancien Testament non seulement attendaient dans la tension et voyaient prophétiquement le Seigneur venir, mais leur vie elle-même était une prophétie sur le Christ.

Noé fut le seul juste de sa génération et le Seigneur, incarné de Marie et ayant assumé la nature humaine, fut le seul parmi les hommes à n’avoir été en rien touché par le péché.

Abraham, en se soumettant à la volonté de Dieu, préfigure le Christ qui accomplissait en tout la volonté de Dieu le Père.

L’esprit de sacrifice d’Isaac anticipe le sacrifice du Sauveur sur la Croix.

Job endure de nombreuses souffrances et le Seigneur passe par la trahison, les tortures, les interrogatoires, les tourments et l’exécution.

Si, bien avant le Christ, ils ont partagé avec Lui Sa vie, d’autant plus nous sommes appelés à laisser le Christ inspirer et diriger notre vie. A laisser la lumière du Christ illuminer nos pensées, à laisser l’esprit du Christ fortifier notre volonté, à laisser la parole du Christ diriger et orienter nos souhaits. Les justes de l’Antiquité vivaient pour le Christ, mais une autre possibilité nous est ouverte : vivre avec le Christ et en Christ, comme dit l’apôtre Paul « ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. »

Date de création : 06/01/2014 @ 08:29
Dernière modification : 06/01/2014 @ 08:29
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