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Parabole de l'homme riche et Lazare
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Archiprêtre Léonide Grilikhès
 
LE MAUVAIS RICHE ET LE PAUVRE LAZARE
Homélie du 19e dimanche après la Pentecôte
(Lc 16, 9-31)
 
Chers frères et sœurs,
 
Chaque jour à la Liturgie, nous chantons les Béatitudes : bienheureux les pauvres en esprit, bienheureux ceux qui pleurent, bienheureux les affamés et assoiffés de justice… C’est la quintessence de l’Évangile et c’est au chant de ces paroles que l’Évangile est introduit dans l’autel. Ce sont les Béatitudes, mais qui se souhaiterait à lui-même une telle béatitude ? Qui se souhaiterait un tel bonheur : être pauvre, affligé, assoiffé ? Pour nous, la béatitude, c’est d’être riche, rassasié, de demeurer dans la joie et que personne ne nous dérange.

L’Évangile d’aujourd’hui nous ramène de nouveau à ce thème. Nous entendons qu’il y avait deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre, que l’un s’habillait de pourpre et de lin fin, et que l’autre était tout couvert d’ulcères ; que l’un faisait chaque jour brillante chère et que l’autre gisait près de son portail et aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche, mais au lieu de cela, que les chiens venaient lécher ses ulcères.

Mais l’un et l’autre moururent et il est dit du pauvre Lazare que les anges vinrent l’emporter dans le sein d’Abraham, c’est-à-dire là où demeurent les âmes des justes, tandis que du riche il est dit en bref qu’il mourut et qu’on l’enterra. Ensuite nous voyons qu’il arriva dans un lieu de tortures, et que là des changements étonnants se produisirent en lui. De son vivant, le riche ne remarquait pas le pauvre qui gisait près de son portail, mais désormais, à travers tout l’abîme infranchissable qui sépare l’enfer du lieu de la béatitude, il voit le pauvre, il le reconnaît, et bien plus, il connaît son nom : il prie Abraham d’envoyer Lazare lui rafraîchir la langue au moins d’une goutte d’eau. Et quand il comprend que pour lui-même il ne peut plus rien faire, il demande de nouveau à Abraham d’envoyer Lazare à ses frères restés sur la terre pour les avertir du sort terrible qui les attend.

Voici le tableau évangélique : il y avait sur terre un riche ; la richesse lui avait aveuglé l’esprit et les yeux, mais une fois privé de tout, là, au-delà de la mort, il commence soudain à tout voir, tout comprendre et tout connaître dans la vraie lumière. Il aspire même à corriger quelque chose, sinon pour lui-même, au moins pour ses proches, mais il est trop tard pour l’entreprendre, parce que, comme dit Abraham, entre vous et nous un grand abîme a été fixé afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent.

Le bienheureux Théophylacte de Bulgarie explique qu’en se trouvant près du portail du riche, voyant les autres se délecter, Lazare ne murmurait pas, ne maudissait pas Dieu et ne fustigeait pas la vie de luxe du riche. Est-il plus simple de conserver sa bonté d’âme et de ne pas s’aigrir dans la misère ou la prospérité ? Il semblerait que ce soit dans l’abondance, quand rien ne nous dérange et qu’on a tout ce qu’il nous faut. Mais la parabole d’aujourd’hui nous dit tout le contraire : Lazare vivait dans la misère et trouvait la force de n’avoir que de bons sentiments, ce pour quoi il fut rendu digne de la demeure des justes, tandis que le riche—dans sa richesse, devenu cruel, inattentif et mauvais, et privé de la béatitude—demande comme le dernier des misérables, l’eau vivifiante à Lazare, cette eau que lui boit en abondance.
 

Date de création : 11/11/2013 @ 09:38
Dernière modification : 11/11/2013 @ 09:38
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