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Vignerons homicides
LA PARABOLE DES VIGNERONS HOMICIDES
Homélie du 13e dimanche après la Pentecôte
(Mt 21, 33-42)
 
Chers frères et sœurs,
L’Évangile d’aujourd’hui nous fait entendre la parabole des vignerons homicides. Un homme qui était propriétaire avait planté une vigne, l’avait entourée d’une clôture, et bâti une tour, creusé un pressoir et la loua à des vignerons c’est-à-dire à des gens chargés de garder la vigne et d’en prendre soin. Et quand vint le temps, le maître de la vigne envoya ses serviteurs pour recueillir les fruits mûrs, mais ils furent battus et d’aucuns furent lapidés. Il envoya d’autres serviteurs, plus nombreux que les précédents, mais ils furent traités de la même manière. Alors le maître envoya son fils, mais les vignerons dirent : « c’est l’héritier » et le tuèrent, lui aussi, pour s’emparer de la vigne.
 
Il faut dire que les juifs qui entendaient de la bouche du Sauveur cette parabole et qui connaissaient très bien, et même souvent par cœur, la Bible, se souvenaient aussitôt d’un cantique ancien tiré du livre d’Isaïe le prophète : (5, 1-7)

Mon bien-aimé avait une vigne…
Il l’entoura d’une clôture, il l’épierra
Il y planta du raisin vermeil,
Au milieu il bâtit une tour,
Il y creusa même un pressoir,
Il attendait de beaux raisins :
Elle donna des raisins sauvages.
 
Mais ce cantique s’achève par les mots : la vigne du Seigneur, c’est la maison d’Israël.
Quand le Seigneur raconte cette parabole, Il ne se borne pas à répéter le cantique tiré d’Isaïe, mais Il développe, Il complète, et, ce qui n’est pas sans importance, Il pose une question très essentielle.
Dans l’Ancien Testament, et non seulement chez Isaïe, mais aussi dans les Psaumes et chez le prophète Jérémie, le vigneron est l’image du peuple juif. Dans la parabole évangélique, tout semble assez compréhensible : le propriétaire, c’est Dieu le Père, les ouvriers auxquels Il confie sa vigne sont les juifs, les anciens et les docteurs de la loi juive, les serviteurs qu’Il envoie sont les prophètes, le fils qu’ils tuent, le Fils Unique de Dieu. Tout semble facile à comprendre, mais il reste une petite question : qu’est-ce que la vigne de la parabole évangélique ?
 
Et quand le Seigneur dit plus bas : « Aussi Je vous dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits », c’est Lui-Même qui nous donne la réponse à cette question : la vigne de la parabole évangélique, c’est le Royaume de Dieu.

Les juifs pensaient être la vigne choisie de Dieu, mais par Sa parabole, le Seigneur leur fait comprendre que la vigne véritable, c’est le Royaume de Dieu et c’est uniquement dans la mesure où les juifs y sont participants qu’ils peuvent s’appeler la vigne.

Le Royaume de Dieu se manifeste dans le monde en la personne du Christ. Et c’est pourquoi, prolongeant en quelque sorte cette parabole, le Seigneur dit dans l’Évangile de Jean : Je suis la vigne ; vous n’êtes que les sarments. Un sarment ne peut porter de fruit s’il n’est pas attaché à la vigne.

Ce n’est que si nous sommes attachés au Christ, que si le jus de la Vigne véritable arrive jusqu’à nous, ce n’est que quand le Saint Esprit inspire et dirige notre vie, que nous pouvons porter les bons fruits de l’humilité chrétienne, de la douceur, de la bénignité, du pardon de tout, de la patience, de la foi, de l’amour, de la charité.

C’est ce que le Seigneur Lui-même nous a manifesté par Sa vie, et ce sont ces fruits qu’Il attend de recevoir de nous, de ceux qui sont plantés par Lui, de ceux qui s’appellent la vigne du Christ.

Date de création : 30/09/2013 @ 08:25
Dernière modification : 30/09/2013 @ 08:25
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