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Aveugle né

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Archiprêtre Léonide Grilikhès
 
HOMÉLIE DU DIMANCHE DE L’AVEUGLE-NÉ
 
L’évangile que nous avons lu aujourd’hui nous raconte la guérison de l’aveugle-né. Le Seigneur guérit un homme qui depuis sa naissance n’avait jamais vu la lumière. C’est la dernière lecture des dimanches du cycle pascal, et cela veut donc dire que le long chemin que nous avons parcouru : quarante jours de carême et quarante jours de Pâques, doit être couronné par la vue [purifiée]. L’effort de prière du carême et la joie de la prière des jours du cycle pascal, c’est un appel au Seigneur, et l’espoir que le Seigneur entendra nos prières, purifiera notre œil spirituel et que nous pourrons Le voir d’un cœur pur et L’adorer en Esprit et en vérité.
 
Tant que cet homme était aveugle, tout son monde se limitait au toucher. N’existait que ce qu’on pouvait toucher. Sans doute lui racontait-on que dans le monde il y a telles et telles couleurs, telles et telles formes, et la lumière. Il essayait probablement de se représenter ce que cela pouvait bien être. Mais tant qu’il était aveugle, la seule réalité digne de foi restait le monde des sensations matérielles.
 
Le Seigneur accomplit un miracle. Il donne à l’aveugle la vue et en un instant, les frontières s’écartent : d’un monde de ténèbres et de sensations diffuses, imprécises et informes, il passe tout d’un coup à un monde empli de lumière et de couleurs diverses, une multitude de formes splendides comme autant de parties du tableau unique et grandiose du monde.
 
Mais aussitôt, ce monde se révèle plein de menaces et de persécutions. Les pharisiens, les docteurs de la loi, les chefs, ceux qui, semblerait-il, devraient se réjouir que dans leur monde, dans leur Eglise, s’est accompli un miracle—car cela veut dire que le Seigneur n’abandonne pas Son peuple, qu’Il continue de le visiter par Sa miséricorde—c’est précisément eux, enténébrés par l’orgueil, l’envie, la suspicion, mécontents que le Seigneur ne parle pas comme eux et fasse plus qu’eux, qui tentent d’embrouiller l’aveugle-né, de lui faire perdre ses repères, de l’effrayer, lui qui a été miraculeusement guéri. Ils veulent que cet homme renonce au miracle, ils veulent lui démontrer, ainsi qu’à tout le peuple, qu’il n’y a jamais eu de miracle. Et pour tirer au clair si vraiment il est né aveugle, eux convoquent ses parents, mais même les parents, les plus proches, effrayés par les gens au pouvoir, ne soutiennent pas leur fils : ils répondent aux pharisiens : « il a l’âge : qu’il s’explique lui-même. »
 
Or l’aveugle qui voit maintenant, n’en démord pas : un miracle s’est produit et c’est bien étrange que vous ne le compreniez pas et que vous ne vouliez pas le reconnaître. Il n’en démord pas et ne s’apprête pas, pour faire plaisir aux puissants, à renier le miracle grâce auquel il a vu la lumière, ni Celui qui lui a ouvert les yeux. Et quand le Seigneur le rencontre de nouveau, l’aveugle guéri se prosterne devant Lui et reconnaît en Lui le Fils de Dieu.
 
Avant de guérir l’aveugle, le Seigneur dit : « Je suis la lumière du monde. » L’homme vient au monde pour trouver, pour voir cette lumière, « afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu. » (Jn 9,4). Comme l’aveugle-né, demandons au Seigneur d’illuminer nos yeux spirituels. Prions-Le d’illuminer notre œil de lumière divine pour la connaissance de Sa vérité. Afin que pour nous aussi, le miracle de l’illumination divine devienne le fondement inébranlable de notre foi. Amen.

Date de création : 18/06/2013 @ 04:26
Dernière modification : 18/06/2013 @ 04:26
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