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St Grégoire Palamas
Archiprêtre Léonide Grilikhès
 
DIMANCHE DE SAINT GRÉGOIRE PALAMAS
 
Chers frères et sœurs,
 
À chaque liturgie nous entendons lire l’Évangile. Mais la Sainte Écriture, il faut non seulement l’écouter et la lire, il faut encore la scruter. Le Seigneur Lui-même nous le dit : « Scrutez les Écritures ».
 
Il y a une grande différence entre la littérature contemporaine que nous lisons et dans laquelle nous avons été en grande partie éduqués, et les livres bibliques dont les Évangiles canoniques font partie.
 
Dans la littérature contemporaine, généralement l’auteur donne un portrait détaillé de ses héros, tant extérieur qu’intérieur. Il peut très finement analyser le processus de la naissance des sentiments, la motivation intérieure des différentes actions ou la réaction à des événements. C’est ce que nous attendons de la littérature contemporaine, ce qui nous plait en elle : pénétrer dans le monde d’une autre personne.
 
Dans les Évangiles nous ne trouvons rien de tel. Nous pouvons le regretter infiniment, mais dans tout le Nouveau Testament, on ne trouve pas un mot de description physique de Jésus Christ et de Ses apôtres.
 
Les récits évangéliques sont généralement très courts. Par exemple, le récit de la guérison du paralytique (thème de la lecture d’aujourd’hui) occupe dans le récit de l’évangéliste Matthieu deux lignes en tout et pour tout. Le héros principal est le paralytique, mais on ne nous dit rien sur lui. Nous ne savons pas qui il était, ni son nom, ni son âge, rien. Il est apporté au Sauveur, il se tait. Le Sauveur Lui dit : « veux-tu être guéri ? » Il reste muet. Le Seigneur le guérit, il ne dit toujours rien. Nous lisons ce récit, mais le paralytique lui-même, nous ne le voyons pas, nous ne l’entendons pas parce que les récits évangéliques, ce n’est pas tout de les lire, il faut encore les scruter.
 
Par quoi commencer ? En premier lieu, on peut voir comment les autres évangélistes racontent cette scène. Nous ouvrons l’évangile de Marc et nous y trouvons des détails complémentaires. Tout d’abord on nous dit que ce paralytique avait quatre amis qui, laissant là leurs occupations, le portent vers le Sauveur. Voyant que la foule entoure Jésus, ils portent leur ami sur le toit, ouvrent la toiture et font descendre leur ami malade aux pieds du Sauveur.
 
Quel étonnant récit ! Quand nous sommes à l’hôpital, c’est bien si quelqu’un vient nous rendre visite, ne serait-ce que pour une petite heure. Or ici, il a quatre amis qui prennent le lit, le portent dans la chaleur du jour et sans renoncer devant toutes les difficultés, parviennent à attirer l’attention du Sauveur.
 
Dans l’Evangile de Jean, il est question d’un autre paralytique qui est resté trente-huit ans à la piscine de Béthesda, et quand le Seigneur lui a demandé pourquoi il y était, il a dit : « Je n’ai pas d’homme »… En trente-huit ans il ne s’était pas trouvé un seul homme qui aurait voulu aider ce malheureux paralytique. Or celui-ci a quatre amis fidèles.
 
Mais comment un homme grabataire, qui ne peut rien donner, qui ne peut en rien être utile, dont peut-être la langue aussi est paralysée, a-t-il pu avoir de tels amis fidèles, prêts à le servir ? Et ici nous pressentons qu’il avait peut-être, à l’intérieur de lui, une richesse spirituelle. Peut-être que dans sa maladie, grâce à sa patience, son repentir, grâce au fait qu’il supporte sans murmurer sa maladie, il a pu se rapprocher de Dieu. Et cette lumière divine qu’il portait dans son âme attirait vers lui les gens, de sorte qu’ils étaient heureux de lui rendre service.
 
Aujourd’hui nous célébrons aussi la mémoire de Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique. Au centre de ses affirmations théologiques, on trouve que l’homme peut participer à la lumière de la Grâce de Dieu, que Dieu s’ouvre à l’homme et l’homme à Dieu. Dieu qui est inaccessible dans Son essence peut être connu par Ses énergies incréées qui contiennent toute la plénitude de la Divinité.
 
Saint Grégoire Palamas est mort le 14 novembre 1364 et les dernières paroles qu’il a prononcées avant sa mort étaient : « Vers les hauteurs ! ».
 
Que la mémoire du saint évêque que nous fêtons aujourd’hui et la lecture évangélique de ce jour nous rappellent encore une fois que nous sommes appelés vers les hauteurs qui dépassent de beaucoup notre compréhension et nos forces, vers les hauteurs Divines, vers le Royaume du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
 

Date de création : 06/04/2013 @ 15:55
Dernière modification : 15/06/2013 @ 22:09
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